L’articulation temporo-mandibulaire est l’articulation formée de la base du crâne et du condyle mandibulaire. À l’intérieur de cette entité se trouve un disque qui sépare les deux structures. Au cours d’une journée, l’articulation temporo-mandibulaire ne cesse d’être utilisée. Elle fonctionne lors de la mastication, lorsque les patients parlent, lors du bâillement, etc. Cette dernière permet les mouvements d’ouverture, de fermeture, de propulsion et de latéralité de la mâchoire inférieure.

Le chirurgien maxillo-facial possède les compétences requises pour diagnostiquer les troubles de l’articulation temporo-mandibulaire et pour les prendre en charge. Après avoir réaliser un questionnaire détaillé, un examen clinique et radiologique permettra d’identifier le type de dysfonction temporo-mandibulaire. Les plus fréquentes sont :

  • Luxation méniscale réductible
  • Luxation méniscale non-réductible
  • Arthrose temporo-mandibulaire
  • Douleur myofasciale et parafonctions

La luxation méniscale réductible signifie que le disque, qui est situé dans l’articulation, s’est déplacé antérieurement. Lorsque le patient tente d’ouvrir la bouche, le condyle doit forcer davantage pour « rattraper » le disque lors de son excursion. Lorsqu’il réussit, un bruit accompagne souvent la recapture (connu sous le nom de craquement) et c’est pourquoi nous la nommons « réductible ». Habituellement, aucun traitement chirurgical n’est suggéré. Un grand pourcentage de la population est atteint de ce type de luxation.

La luxation méniscale non-réductible est l’aggravation de la luxation méniscale réductible. Les patients se présentent avec une limitation d’ouverture de bouche et souvent, n’entendent plus le bruit qui accompagnait le mouvement autrefois. Dans ces situations, le disque s’est déplacé davantage et des traitements de physiothérapie sont recommandés afin de rétablir la situation. Une prescription de médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens ainsi que des relaxants musculaires sera complémentaire. Si le problème n’est pas résolu après ces traitements, des procédures chirurgicales de lavage et de lyse d’adhérences peuvent être exécutées sous endoscopie ou par approche ouverte. (arthroscopie/arthrocenthèse)

La tête condylienne contient du fibro-cartilage. Comme toutes les autres articulations, elles s’usent et on peut y retrouver de l’arthrose. Cela peut entraîner des douleurs articulaires avec ou sans limitation des mouvements mandibulaires. Dans des cas très avancés, une prothèse de remplacement articulaire peut être indiquée.

Les douleurs myofasciales se retrouvent chez les patients qui possèdent des parafonctions. Ces dernières se décrivent comme une « sur-utilisation » de la musculature et de l’articulation qui entoure la région temporo-mandibulaire. Le stress est un facteur aggravant les douleurs myofasciales. Les parafonctions les plus fréquentes sont les suivantes :

  • Bruxisme (grincement des dents la nuit)
  • Clenching (serrement des dents le jour et/ou la nuit)
  • Mâcher de la gomme
  • Onychophagie (manger ses ongles)

Habituellement, l’arrêt de la parafonction résout le problème. Par contre, il n’est pas toujours facile de réussir à s’en débarrasser totalement. Une plaque occlusale, fabriquée par votre dentiste, aide énormément le patient en empêchant le contact des dents ensemble. Lors des crises aigues, l’application de chaleur humide aide à détendre les muscles de la mâchoire et des médicaments, tels que les anti-inflammatoires non-stéroïdiens et les relaxants musculaires, peuvent soulager le patient. Si toutes ces tentatives échouent, des injections de toxine botulinique (Botox©) dans les muscles masséters et temporaux peuvent vous être suggérées.